Un groupe vraiment pas mal, bon c'est pas dans le même genre que 69 eyes ou HIM.
C'est plutot du Métal-Heavy-speed-symphonique-black-progressif.
A la grande pioche des genres et des influences, Children Of Bodom n'a pas tiré le gros lot et pour cause : il les a tous emportés ! Finlandais autant qu'il le peut, il a trempé ses intentions black métal dès les premières heures, dans un registre plus heavy et mélodique, teinté d'influences orchestrales ou baroques, le tout empreint d'une puissance et d'une rapidité d'exécution rares. Quel bouillonnement ! Certes, le chanteur a la voix du matou qui vient de se faire écraser la papatte par une botte de sept lieues, ce qui l'identifierait au genre black métal, mais les claviers toujours très présents, les harmonies de guitare, les nombreux breaks, variations et ruptures de tempo font de son groupe un carrefour de styles tel qu'on se demande si, au bout du compte, Children Of Bodom n'a pas découvert le moyen de plaire à tous les fans de métal, transcendant les clivages et brûlant les chapelles (au figuré, bien entendu).
Après un premier album assez radical, le groupe, toujours débordant d'idées, les a toutes réunies lors d'un “Hatebreeder” sans frontière. Sans vraiment y croire, il s'est alors retrouvé en pleine lumière, vaillant conquérant de la scène européenne, du genre de ceux qui rassemblent au lieu de diviser. Un modèle d'intégrité et d'ouverture d'esprit qui rassure tout le monde sur l'avenir du métal tout entier : il est encore possible d'innover dans ce domaine.
Un répertoire aussi diversifié et ambitieux requiert un niveau technique élevé ainsi qu'une présence sans faille sur scène. Les Finlandais, gens du nord, sont froids mais leur musique se révèle brûlante et leur énergie de scène, touchant presque à l'acharnement, est une magnifique surprise. Mention spéciale pour le batteur, tout bonnement hors pair.